Interview interessante de Ronaldinho dans l'edition du 14 Mars du journal Le Parisien.
Avec la seleçao, vous allez revivre...
Je suis ravi. C'est un peu mon rayon de soleil en ce moment. Parce que, du côté du PSG, ce n'est pas vraiment ce que j'imaginais en début de saison. On ne vit pas les meilleurs moments du club actuellement. Mais bon, la vie, c'est comme ça. Il nous reste encore le championnat.
Vos éliminations en coupes minent-elles le groupe ?
La frustration gagne tout le monde, car on est tristes après ces deux échecs. Nous en parlons beaucoup entre nous pour essayer de comprendre comment cela a pu nous arriver et ne pas refaire les mêmes erreurs. On n'arrive pas à inscrire un but et nous, les attaquants, nous ne pouvons l'accepter. Alors, il faut s'entraîner encore plus pour marquer. Pourtant, Paris n'a pas manqué de motivation contre Lorient. Si on marque d'entrée comme cela aurait pu arriver, personne ne nous parlerait de démotivation. Nous devons tout oublier et croire que tout va bien se passer lors des six matchs de championnat qu'il nous reste.
Quel objectif pouvez-vous encore viser ?
Le but est de gagner les six rencontres, même si ce sera très difficile. Après, on verra où nous sommes au classement. Contre Troyes, il faut gagner absolument, car, si on perd, la pression va nous arriver de tous les côtés.
Contre Lyon (0-3), vous étiez très énervé sur le terrain à cause de la défaite qui se profilait. Contre Lorient (0-1), vous avez semblé résigné ?
Non, je suis toujours autant en colère, mais uniquement contre moi. Contre Lorient, des gens ont cru que je m'en prenais à l'arbitre. En fait, je n'en veux qu'à moi. Cela dit, si mon comportement paraît choquant et qu'on me demande d'en changer, je le ferai.
En arrivant à Paris, vous attendiez-vous à une telle saison ?
Pas vraiment. En débarquant, je pensais gagner le titre dès cette année et faire un bon parcours en Coupe d'Europe...
Dans votre plan de carrière, il était prévu de jouer la Coupe d'Europe l'an prochain avec Paris. Si ce n'est pas le cas, pourriez-vous quitter le club ?
Je n'ai pas de plan de carrière. J'aime Paris et le PSG, et je pourrais très bien jouer dix ans ici. Mais c'est vrai que je veux disputer les grandes compétitions européennes. Je ne m'en cache pas. Tout ce que je peux dire, c'est que j'espère rester, mais que je pourrais aussi quitter le club. En football, tout est possible. J'espère faire une très bonne saison l'an prochain. Mais où, je ne sais pas.
Propos recueillis par Christophe Bérard (Le Parisien , jeudi 14 mars 2002)