Peguy Luyindula, mis à l'écart du groupe professionnel depuis un mois et demi, est sorti de son silence pour exprimer sa détresse et son incompréhension lors d'une interview accordée au Parisien ce mardi. Le joueur de 32 ans, au club depuis 2007, a joué ce week-end avec la CFA contre Ivry. "Totalement perturbé", il a décidé de saisir la commission juridique de la Ligue pour obtenir des explications sur sa mise à l'écart.
Sous contrat avec le PSG jusqu'en juin prochain, Luyindula ne comprend toujours pas la décision de son entraîneur, avec qui les liens sont rompus : "J'essaye de comprendre le sens de mon renvoi. Je ne le comprends pas. Quand je pose la question, on me dit : « C'est un choix. » Mais « c'est un choix », ce n'est pas une réponse. Si demain je mets un grand coup de poing dans le visage de quelqu'un et qu'il me demande pourquoi j'ai fait cela et que je lui dis : « c'est mon choix », il trouvera cette réponse un peu légère. (...) Le coach m'a reçu au début de cette saison et m'a dit qu'il ne comptait plus sur moi. Depuis que l'on m'a renvoyé du vestiaire pro, je n'ai pas eu de rapport avec lui. J'ai essayé de contacter Leonardo, mais il ne m'a jamais répondu. Quant à Benoît Rousseau (NDLR : président du PSG), je ne le connais pas. J'ai envoyé des courriers avec accusé de réception. Très récemment, j'ai reçu une réponse évasive m'expliquant que j'étais avec la réserve et que c'était comme cela."
En délicatesse avec Antoine Kombouaré depuis la demi-finale de Coupe de la Ligue perdue contre Montpellier la saison passée, l'attaquant international français (6 sélections, 1 but) attend de la commission juridique de la Ligue des précisions sur sa situation : "On parle de mon incident avec Kombouaré à Montpellier en demi-finale de Coupe de la Ligue la saison passée (NDLR : le joueur ne se sentait pas de jouer ce match et n'était pas entré en jeu). Je n'ai pas refusé de jouer, on l'a dit dans un communiqué commun avec le club. Je ne suis pas un fouteur de merde et je ne vois pas ce que l'on me reproche. Face à cet état de fait, j'ai saisi la commission juridique de la Ligue (LFP) vendredi matin par l'intermédiaire de mon avocat Yves Repiquet (...) Je veux juste savoir pourquoi on s'acharne sur moi ainsi. La preuve, on ne veut même pas me donner mon costume officiel comme les autres du groupe professionnel, alors que le tailleur a pris mes mesures. Ce n'est pas simplement pour une question sportive que je suis exclu du groupe."
L'ancien Auxerrois, qui n'a participé qu'à 23 rencontres de Championnat la saison passée, ne comprend pas non plus que les dirigeants aient refusé son départ du club en janvier dernier : "Moi, je ne voulais pas tout cela. Je voulais partir l'hiver dernier à West Ham. Je l'avais demandé au club, il n'a pas voulu. Pourquoi me bloquer en janvier pour me virer en aout?"
Enfin, sa situation au club complique considérablement sa vie privée : "Je suis totalement perturbé. Cela fait un mois et demi que je ne pense qu'à cela. Je suis moins patient avec mes enfants et ma femme. J'ai une énorme pression en moi. (...) Quelle image je donnerais à mes enfants si j'abandonnais ?"