En raison de la blessure de Lionel Letizi, Jérôme Alonzo sera titularisé dans le but parisien dimanche soir au stade de Gerland. Le portier parisien explique que le PSG se déplace sans pression chez le futur champion de France mais donnera tout pour ramener un résultat positif.
Jérôme Alonzo, la cruelle élimination de Lyon en quart de finale de C1, mercredi face au PSV Eindhoven, peut-elle avoir une incidence sur le match de dimanche ?
Si ça peut jouer sur quelque chose, ce sera sur le physique. Mentalement, je ne me fais aucun souci pour les Lyonnais. Ce n'est pas parce qu'ils ont été éliminés à Eindhoven que cela va changer quoi que ce soit. Au contraire, je pense qu'ils seront plus remontés qu'autre chose. L'OL va faire un très beau champion et reste favori sur ce match. Nous, on va aller là-bas pour essayer de faire un joli baroud d'honneur mais c'est tout. Ceux qui pensent que le match va être plus facile pour nous font fausse route. Lyon vexé et blessé, ça reste encore plus dangereux.
Même s'il écrase le Championnat, ce match n'est-il pas plus important pour l'OL que pour vous, qui n'avez plus rien à jouer ?
Sur un plan purement sportif, oui. Nous, on va à Gerland en freestyle. Mais cela reste un match pour l'honneur. On ne peut pas aller à Lyon en touristes, surtout pas. Et vous pouvez compter sur nous pour tout faire pour les embêter. On ne se fait plus de fixation sur notre classement final, il sera ce qu'il sera. Il faudra l'accepter avec beaucoup de dignité et se dire que l'année prochaine, on n'aura pas le droit à l'erreur. Etat d'esprit, projet de jeu, don de soi, sacrifices, sérieux, respect : toutes ses valeurs qu'on a laissées échapper au fil des semaines cette saison et dont nous aurons absolument besoin l'an prochain pour finir dans les trois premiers.
La saison prochaine se prépare-t-elle dès aujourd'hui au PSG ?
Au niveau du jeu et de l'état d'esprit, effectivement, on y travaille déjà. Et je suis très optimiste pour 2005-2006 car je crois qu'il se trame un truc énorme. Il y a des petits signes qui ne trompent pas. Les gars sont remontés comme des coucous et j'aime bien ça. C'est ce qui me donne envie de retenter l'aventure ici. De cœur, j'ai envie de rester là à 200% parce que je sens un truc qui arrive. Mais je vais avoir 33 ans et je ne cache pas que, si demain on me propose l'Angleterre, l'Italie ou l'Espagne, j'y réfléchirais à deux fois et j'irais voir Francis Graille pour en discuter.
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