Après une première mi-temps durant laquelle le Paris Saint-Germain aura montré un visage plutôt apathique - hormis l'éclair de génie de Pastore - la seconde période a été bien meilleure, permettant au club de la capitale de revenir au score même si aucun Parisien n'a véritablement fait pencher la balance du côté du PSG.
L'homme du match
Pastore (6) : Auteur de nombreuses accélérations intéressantes, l'Argentin n'a cependant que peu pesé sur le jeu de son équipe face à Evian, la faute à de nombreux mauvais choix. Il faut cependant retenir son action de génie en fin de première période qui a permis au PSG de rentrer aux vestiaires avec seulement un but de retard. Sans celui-ci, Paris aurait certainement eu beaucoup de difficultés à revenir au score.
Reste de l'équipe :
Sirigu (6) : Battu deux fois, le gardien italien du PSG ne peut cependant rien se reprocher sur ces deux réalisations. Pour le reste, il a encore démontré une grande assurance sur sa ligne, sauvant le PSG d'un 3-0 sur une belle claquette en première période. En seconde mi-temps, il n'a été que peu sollicité.
Cearà (5,5) : Match sérieux du capitaine parisien. Rugueux et sérieux à souhait, il n'a pas été souvent pris au dépourvu. Il a constamment essayé de combler les brèches laissées par Ménez dans le couloir droit et a tenté quelques offensives, sans succès.
Lugano (5) : Si dans les airs, il a fait preuve d'une grande assurance, il s'est montré beaucoup plus limité dans les duels. Souvent pris de vitesse par Sagbo, il n'a pas su rassurer une défense souvent dépassée par les enchaînements rapides des Savoyards.
Armand (4,5) : L'ancien Nantais a connu une rentrée difficile. Aligné titulaire pour la première fois de la saison, il a beaucoup souffert face au jeu court des joueurs de Casoni, en témoigne le penalty qu'il provoque à la 20e minute de jeu. A son crédit, une belle intervention du dos en fin de match qui permet certainement à Paris d'éviter la défaite.
Tiéné (4,5): Souvent embêté par Jérôme Leroy ou Sagbo sur son côté, l'Ivoirien n'a pas toujours su empêcher les joueurs d'Evian de progresser dans le camp parisien. Auteur de quelques offensives, son bilan reste cependant pauvre sur cette rencontre.
Matuidi (5,5): Comme toujours, l'ancien Stéphanois a beaucoup couru, ratissé, jouant à fond son rôle de sentinelle. Malheureusement pour le PSG, il n'a pas su se projeter vers l'avant pour créer le danger au sein de l'arrière-garde d'Evian, comme face à Brest notamment. Remplacé par Bodmer (73e), auteur du but égalisateur.
Chantôme (5): Pour son retour, Chantôme n'aura pas été beaucoup plus performant que Bodmer, pourtant décrié à ce poste. Il a cependant travaillé inlassablement à la récupération du ballon et s'est efforcé à jouer juste. Il a eu quelques possibilités aux abords de la surface mais n'a pas su en tirer avantage.
Nenê (4): Si le Brésilien dispose toujours d'une technique hors-norme, il serait de bon ton qu'il la mette au service du collectif. Visiblement agacé par le choix de certains de ses partenaires, il a souvent tenté de faire la décision seul, mais sans succès. Un match globalement raté offensivement, même s'il a effectué un travail de repli satisfaisant. Remplacé par Erding (72e), qui n'a pas su profité de quelques situations dangereuses.
Ménez : (4,5) Souvent décisif depuis le début de la saison, l'ancien Romain ne l'aura pas été ce dimanche. Souvent individualiste, ses dribbles ou feintes de corps n'auront que peu trop souvent fonctionnés pour qu'il se montre à son avantage. Un match qui ne fera pas date pour le milieu droit parisien, même s'il a beaucoup tenté.
Gameiro : (5) Sevré de ballon, l'ancien Lorientais a pourtant beaucoup tenté par de nombreux appels. Étonnamment, sa meilleure opportunité ne proviendra pas d'une passe de l'un des talentueux milieux offensifs parisiens mais de Tié BI, le milieu défensif d'Evian, auteur d'une passe en retrait hasardeuse. Seul face au goal, il cadre sa frappe mais Andersen effectue alors un grand arrêt. Très disponible dans le jeu par ailleurs, il sera cependant remplacé par Jallet (87e), sans avoir su trouver la faille.
Kombouaré : (6) L'entraîneur parisien a certainement aligné la meilleure composition possible ce soir, même si l'on peut se demander pourquoi Armand a été préféré à Camara, auteur de bonnes prestations depuis la reprise du championnat. Au niveau des changements durant la partie, Erding a adressé une passe décisive à Bodmer, tous deux ayant effectué leur entrée juste avant l'égalisation parisienne.