Après le match nul décroché à Nice, peut-on dire que le PSG est guéri ?
Le PSG va mieux en 2003. Nous avons joué quatre matchs sans encaisser de but, c'est positif. Aujourd'hui, le groupe est de qualité et très uni dans le vestiaire et sur le terrain. A Nice, la victoire aurait été un plus mais décrocher un nul sur le terrain du leader est toujours un bon résultat, non ?
Vos prestations personnelles durant la période difficile qu'a connue le PSG ont été plutôt bonnes. Comment avez-vous vécu ces moments ?
Je n'aime pas parler du passé et me retourner en arrière. Je regarde toujours droit devant moi. C'est pourquoi il m'est assez difficile de vous parler de cette période. On me cite en exemple mais moi, je pense avant tout à être un exemple pour ma fille et ma famille.
Vous semblez tenir un rôle de plus en plus important au sein du PSG à l'image de ce coup-franc dangereux tiré face à Nice. Avez-vous ce sentiment ?
Vous savez quand la confiance est là et que je me sens bien, je peux même tirer des coup-francs (rires) ! Maintenant, quand je rentre sur le terrain, je suis toujours le même que les choses aillent bien ou pas, je donne tout ce que j'ai.
Le PSG affronte l'OM samedi. Que pensez-vous de cette équipe de Marseille ?
L'OM ne nous est en rien supérieur. Je pense que le match sera plus agressif que celui de championnat mais nous répondrons présents. De toute façon, je ne me soucie jamais de l'adversaire et je ne m'intéresse donc pas du tout à l'OM et ses performances.
Mais les avez-vous vu jouer ces derniers temps ?
Oui, notamment contre Auxerre, ce fut un match viril mais plaisant. Les Marseillais sont plus agressifs qu'au mois d'octobre. Je ne crois pas que les spectateurs vont s'endormir dans les tribunes du Parc samedi...
Vous avez déjà affronté l'OM en Coupe de France l'an passé. Quel souvenir gardez-vous de cette rencontre ?
C'est un très bon souvenir. J'avais inscris un but qui demeure l'un des plus importants de ma carrière, si ce n'est le plus important à mes yeux. De plus, le résultat final nous avait été favorable. Jouer l'OM avec le PSG, c'est toujours un match spécial que tu sois Français, Argentin ou Brésilien, tu as envie de le remporter. En arrivant ici, je connaissais déjà l'importance de ce rendez-vous et c'est toujours un grand plaisir de jouer ce genre de rencontre même si cela ne reste qu'un match de football.
Depuis votre arrivée en France, vous avez pris beaucoup d'ampleur au point d'en devenir l'un des tous meilleurs défenseurs. Pourtant, en dehors du terrain, vous restez quelqu'un de très réservé qui s'exprime peu...
Tout d'abord, merci pour le compliment. Vous savez quand je suis arrivé ici, personne ne me connaissait. Le PSG et Luis Fernandez m'ont donné la possibilité de grandir footballistiquement et je leur en suis très reconnaissant. C'est vrai que je parle peu mais je suis ainsi : je suis radicalement différent sur le terrain et en dehors. Mais pour autant, j'apprécie de venir parler à la presse, cela fait partie de mon métier. Mais à part ça, je fais profil bas, je ne sors pas et je mène une vie tranquille.
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