Interrogé par le journal L'Équipe ce dimanche, alors que Paris se déplace à 17h à Annecy pour y affronter le promu Evian, le dernier arrivé Diego Lugano a tenu à préciser qu'une somme d'individualités ne suffirait jamais à construire une grande équipe.
"Paris a vraiment des joueurs de grand talent. C'est une chance pour nous, alors profitons de Pastore, Ménez, Nene, Gameiro... Mais le football, comme la vie, c'est une histoire d‘équilibre. On ne pourra pas être champions sans équilibre. Je parle ici de tactique, mais aussi de gestion des émotions. Notre équipe peut encore améliorer son équilibre global. C'est même une obligation. En tant que défenseur, j'y vois un point crucial. Mais il ne faut pas oublier qu'il y a neuf recrues à intégrer. Cette équipe ne se fera pas en un mois", a-t-il souligné.
Si l'on ne peut que s'accorder avec ce discours, il n'en reste néanmoins que ce nouveau Paris semble disposer d'une certaine force mentale, comme en témoigne la victoire arrachée à Toulouse. Surtout, fort de six succès consécutifs, le PSG a l'occasion cet après-midi de devenir leader ex-æquo de la Ligue 1 en attendant l'Olympico de ce soir. Dès lors, les ambitions de début de saison sont toujours d'actualité : "L'objectif principal, c'est une place en Ligue des Champions. Ce n'est pas arrivé depuis 2004. Après, il faut toujours être porté par un rêve. Et ce rêve, c'est d'être champion et de gagner – pourquoi pas - la Ligue Europa. Pour atteindre les sommets, il vaut mieux regarder vers le haut. [Il faut se méfier de] Lyon, Lille et Marseille, même si l'OM a mal débuté. Et puis il faut tenir compte de Montpellier. Cette équipe possède de vraies forces. À mes yeux, c'est un ennemi direct", a-t-il conclu.