Après Ajaccio-PSG, le capitaine parisien revient sur la défaite de son équipe et force est de constater qu'il a pris conscience de la gravité de la situation...
"Quel est le sentiment qui domine après cette défaite ?
José Pierre-Fanfan : C'est d'abord une grosse déception. Mais, en réalité, ce que j'éprouve va au-delà de ce sentiment.
En fait, j'ai tout simplement honte de ce qu'on a fait. C'est le capitaine et même le simple joueur qui parle. Quand on voit ce qu'on a montré en première période, c'est tout bonnement d'une tristesse incroyable. Pour une équipe qui avait annoncé qu'elle venait chercher les trois points pour être tranquille le plus vite possible, c'est un joli résultat, non... Même si notre deuxième période n'a pas été parfaite, je me dis que, si on avait joué toute la partie comme on l'a fait après le repos, on aurait vu un autre match et peut-être un autre résultat.
Mais que s'est-il passé alors ?
Je vais finir par croire qu'on se complaît dans notre situation difficile. Pourtant, avec une victoire en Corse, on se serait sentis plus légers pour la fin de saison. Mais non, il a fallu qu'on passe encore à côté. Je ne sais plus quoi dire ni quoi faire pour changer ce qui ne va pas dans nos têtes. Vraiment, je ne comprends pas... Nous sommes une équipe bizarre qui joue bizarrement.
Y a-t-il eu un manque de motivation chez vous et vos partenaires ?
Tout ce que je peux dire c'est que j'ai constaté beaucoup plus d'agressivité dans l'équipe quand on fait nos petits jeux lors des entraînements au camp des Loges... Maintenant, il faut se dire qu'une réaction est obligatoire dimanche prochain au Parc contre Auxerre. Mais est-ce bien important de parler quand on voit ce qui a été fait contre cette équipe d'Ajaccio à qui on a donné la victoire ? Maintenant, il faut agir sur le terrain et jouer en équipe.
Croyez-vous encore aux chances de Paris de finir correctement la saison ?
Oui, si on joue à notre véritable niveau. Mais si on évolue comme face à Ajaccio on n'y arrivera pas. Je le répète mais j'ai honte de voir à quel niveau on a fait descendre, ce soir, l'image et les couleurs du PSG. Vraiment, tout cela me reste en travers de la gorge."